C’est à peine quelques jours après son exploit que nous avons décidé d’interroger Mayeul sur sa traversée Marseille/Calvi en Kitesurf. Des réponses sans langue de bois et pleines d’humilité, à l’image de celui que tout le monde appel affectueusement « Mama »
Mayeul, tu viens d’établir un temps de référence en KiteSurf entre Marseille et Calvi, dans des conditions météo difficiles. Quel est ton sentiment aujourd’hui ?
Celui qui prime aujourd’hui ? C’est d’être heureux d’avoir mené un projet de A à Z avec une issue positive ! C’était un projet audacieux avec plusieurs inconnues : la résistance physique, la résistance morale, la navigation en kite sur une aussi longue distance… Je savais que c’était possible, mais il restait de grandes questions et notamment du côté technique avec par exemple quels angles peut-on tenir par rapport au vent, quid de l’incidence de l’état de la mer…
J’ai également énormément appris, j’ai un peu de fierté d’avoir pu aller au bout et je suis heureux d’avoir vécu quelque chose de très fort humainement avec l’équipe d’accompagnement et mes partenaires.
Finalement je n’ai qu’une hâte : rebondir et recommencer !
Comment t’es venu l’idée de ce projet ?
Au départ parce que quand j’ai commencé le kite j’ai trouvé que la manière actuelle de naviguer n’était pas très intéressante ; je ne suis pas fan de freestyle et des choses comme ça. Quelque chose me manquait ; et l’idée de pouvoir naviguer différemment, de coupler le kite et la course au large est née. Ainsi quand j’ai pris connaissance de la traversée de Manu Bertin (St Tropez/Calvi) et du team F-One, cela m’a poussé à explorer cette voie.
J’avais besoin de m’éclater au large et de montrer que le kite ce n’est pas forcément sur une mer plate et près du rivage.
L’aspect développement technique associé me plaît aussi beaucoup. D’ailleurs ma rencontre avec Benoit, un shapeur (JBK) qui avait commencé à développer des planches dans ce sens a été primordiale (C’est lui qui a fabriqué la planche pour Momo, Sylvain Maurin, pionnier du Kite avec laquelle Mayeul a effectué sa traversée, et fort de cette expérience il développe aujourd’hui pour Mayeul une autre planche).
Et enfin il y a une vraie notion de plaisir qui ma guidé : j’aime la mer, le large, les grosses vagues, le plaisir de surfer, le fait de ne pas faire de simples aller/retour… Read More



