CorsiKit : l’interview de Mayeul Riffet

Posté le 20 sept 2011 — par Brice
Categorie L'actu du skipper, Parole de skipper !

C’est à peine quelques jours après son exploit que nous avons décidé d’interroger Mayeul sur sa traversée Marseille/Calvi en Kitesurf. Des réponses sans langue de bois et pleines d’humilité, à l’image de celui que tout le monde appel affectueusement « Mama »

Mayeul, tu viens d’établir un temps de référence en KiteSurf entre Marseille et Calvi, dans des conditions météo difficiles. Quel est ton sentiment aujourd’hui ?
Celui qui prime aujourd’hui ? C’est d’être heureux d’avoir mené un projet de A à Z avec une issue positive ! C’était un projet audacieux avec plusieurs inconnues : la résistance physique, la résistance morale, la navigation en kite sur une aussi longue distance… Je savais que c’était possible, mais il restait de grandes questions et notamment du côté technique avec par exemple quels angles peut-on tenir par rapport au vent, quid de l’incidence de l’état de la mer…
J’ai également énormément appris, j’ai un peu de fierté d’avoir pu aller au bout et je suis heureux d’avoir vécu quelque chose de très fort humainement avec l’équipe d’accompagnement et mes partenaires.
Finalement je n’ai qu’une hâte : rebondir et recommencer !

Comment t’es venu l’idée de ce projet ?
Au départ parce que quand j’ai commencé le kite j’ai trouvé que la manière actuelle de naviguer n’était pas très intéressante ; je ne suis pas fan de freestyle et des choses comme ça. Quelque chose me manquait ; et l’idée de pouvoir naviguer différemment, de coupler le kite et la course au large est née. Ainsi quand j’ai pris connaissance de la traversée de Manu Bertin (St Tropez/Calvi) et du team F-One, cela m’a poussé à explorer cette voie.
J’avais besoin de m’éclater au large et de montrer que le kite ce n’est pas forcément sur une mer plate et près du rivage.
L’aspect développement technique associé me plaît aussi beaucoup. D’ailleurs ma rencontre avec Benoit, un shapeur (JBK) qui avait commencé à développer des planches dans ce sens a été primordiale (C’est lui qui a fabriqué la planche pour Momo, Sylvain Maurin, pionnier du Kite avec laquelle Mayeul a effectué sa traversée, et fort de cette expérience il développe aujourd’hui pour Mayeul une autre planche).
Et enfin il y a une vraie notion de plaisir qui ma guidé : j’aime la mer, le large, les grosses vagues, le plaisir de surfer, le fait de ne pas faire de simples aller/retour… Read More

Mayeul Riffet établit un temps de référence entre Marseille et Calvi en… Kitesurf !

Posté le 06 sept 2011 — par Brice
Categorie L'actu du skipper

Nom de code : Corsikit
Acteur principal : Mayeul Riffet
Atouts principaux : une très grande expérience de la voile et de la course au large, la pratique du Kite Surf depuis de nombreuses années à haut niveau, une formation météo très poussée, une formation en voilerie très poussée également, une forme physique parfaite (Mayeul est marin mais également un montagnard chevronné !), un mental de fer et une personnalité attachante…
Technique utilisée : Le Kitesurf
Discipline : Le Speed Crossing : le but est d’aller vite, au large, et donc dans des conditions pouvant être musclées. Le tout en exploitant des rotations de vent liées à des phénomènes de météorologie générale ou locale. Soit des conditions de course au large à la voile !
Le but personnel : CorsiKit est un projet audacieux qui a pour but de découvrir, et si possible de repousser, les limites physique et mentale humaines mais aussi celles du kite. 
La pratique de ce sport encore jeune, mais maintenant bien connu, ne s’est pas ou peu encore tournée vers une exploitation hauturière dans le cadre de courses.
Caractéristique principale : jamais tenté ! La traversée du continent vers la Corse a déjà été réalisée en kite, par Manu Bertin et par le team F-One au départ du Golfe de St Tropez, ce qui change totalement la physionomie du parcours : d’une distance de 100 milles nautique sur un long bord tribord amure dans un flux d’Ouest et pour une traversée d’environ 5 heures, Mayeul passe à une traversée de 150 milles qui débutera avec un flux de Nord à Nord Ouest (Mistral) plein vent arrière sur les 60 premiers milles (et donc quelques empannages à effectuer), pour finir en Corse avec un flux de Sud Ouest ; le tout pour une traversée d’environ 8 heures… Soit un énorme défi physique !
Durée : 8 h estimées, plus de 14h en réel
Distance : 150 milles estimés, plus de 200 en réel
Acteurs secondaires : Sensation Océan, LalouMulti, Netto, Julbo
Acteurs techniques : Takoon (Voiles), Jbk Surfboards (planche), SeaGull (sécurité), Icom (com embarquée), Krescendo et Raimbaud&Ko (com/relation Médias), Météo France/Sylvain Mondon (Météo)
Date : lundi 5 septembre 2011…

Traversée Marseille/Calvi en kitesurf - Mayeul Riffet

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Meilleurs vœux pour 2011

Posté le 17 jan 2011 — par Brice
Categorie Les nouvelles du large

Nous avons un peu baissé le rythme des publications en cette fin d’année 2010.

Le temps de digérer la déception de ne pouvoir se présenter sur la ligne de départ de la Route du Rhum, et l’enchainement du salon nautique et des fêtes de fin d’année.
Mais nos projets sont loin d’être aux oubliettes ; et nous sommes toujours en recherche active pour un programme multi : MOD 70, multi 50 ou G Class ; à voir au gré des rencontres. Même si dans le contexte actuel le multi 50 nous parait être une piste plus qu’intéressante et relativement raisonnable en terme de budget.
Nous en reparlerons très vite !

En attendant Mayeul Riffet, Brice Lavirotte et toute l’équipe vous souhaite une magnifique et lumineuse année 2011 !

Sensation Sailing Team - Vœux 2011

Pas de Route du Rhum en 2010 !

Posté le 07 sept 2010 — par Brice
Categorie Les nouvelles du large

Il n’y aura pas de Route du Rhum en 2010 pour le Sensation Sailing Team en multicoque (le dernier mot n’a pas été dit en 60 pieds IMOCA avec Jean-Baptiste Dejeanty).

Ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Mais il faut se rendre à l’évidence, les recherches de sponsors étaient très compliquées cette année et nous ne sommes pas les seuls à rester à terre.

Ce n’est pas pour autant que nous baissons les bras. Nos projets continuent !
Il est vrai que nous somme déçu de cet échec car nous étions convaincu qu’il y avait un coup à faire sur cette édition. Certes cela aurait été compliqué sportivement face aux géants (surtout en cas de météo un peu sévère !) mais il y avait une vraie opportunité médiatique à coût très raisonnable pour un multi.
Maintenant entre les MOD 70, The Race, la classe 50 pieds… les autres solutions multicoques ne manquent pas. Et nous allons nous y atteler dans les prochaines semaines en redéfinissant nos objectifs.

En tous cas un immense merci à tous ceux qui ont cru en nous, qui nous ont soutenu, qui ont travaillé pour nous, à tous ceux qui nous ont reçu, écouté et à tous ceux qui s’y sont simplement intéressé comme curieux.

L’aventure du Sensation Sailing Team continue. Rendez-vous dans les prochains jours pour les nouvelles orientations !

Brice et Mayeul

Ma vision de la Route du Rhum en Multicoque, par Mayeul

Posté le 06 mai 2010 — par Brice
Categorie Parole de skipper !

Photo : Yvan Zedda

Comme beaucoup de marin je la regarde, l’admire et la convoite depuis que la voile et mes premiers bords en optimiste ont changé ma manière de vivre.
Elle est mythique et symbolique.
Les acteurs de l’époque sont quelque peu relégués aujourd’hui, mais pour moi c’étaient des héros et ils le sont toujours.

La Route du Rhum n’est pas comparable aux autres courses en solitaire comme le Vendée Globe ou la Velux 5 Ocean… pour moi c’est un run qu’il faut savoir mener à fond pendant sept à dix jours durant lesquels tu passes de l’hiver aux tropiques et des dépressions aux alizés. C’est vraiment une course complète et exigeante .
L’édition qui m’aura le plus marqué restera celle de 2002 et son hécatombe associée. A ce moment là, je travaillais avec Philippe Monnet et j’ai suivi les événements de très près. C’était vraiment complexe d’un point de vue météo et vraiment extrême sur l’eau pour les marins… Rien à voir avec 2006… Selon la situation le jour du départ la course peut vraiment changer de physionomie.

Malgré ça, j’ai toujours et encore envie d’y aller… mais je sais où est ma place, je sais que je n’ai pas d’expérience en solitaire et qu’il ne sera pas évident de faire mes classes sur une course comme le Rhum.. Mais c’est la réalisation d’un désire, d’une volonté qui est réfléchie et forgée à coup de centaine de milles parcouru sur tous types de bateaux… Même en équipage, sur d’autres courses je fonctionnais en solo dans ma tête, pour la réalisation des manœuvres .

Un jour par exemple, sur Gitana 9 lors de la Québec St Malo, on enchainait les empannages toutes les heures à la sortie du St Lauren ; entre deux, je me suis endormi dans une voile sur le flotteur juste devant le barreur, j’ai rêvé que j’étais seul à bord et qu’endormi j’avais sauté un empannage et que le bateau filait droit à la côte… alors je me suis levé en sursaut j’ai couru dans le cockpit, et j’ai tout préparé pour vite empanner : la contre écoute, la bastaque, le travler, l’écoute de Gv… Ce n’est qu’au moment de tirer la barre que j’ai levé la tête et me suis aperçu qu’il y avait quelqu’un qui tenait le manche… et qui me regardais bizarrement…

Mener un multicoque seul, s’inscrit pour moi dans la continuité et je serai ravi d’avoir l’opportunité de le faire. C’est un col à passer entre deux montagnes et pour y arriver c’est très raide et souvent en glace parce que très haut… Mais s’il le faut c’est avec crampons et piolets que je m’y attaquerais…

[Conférence] L’avenir du multicoque

Posté le 20 avr 2010 — par Brice
Categorie Divers

Conférence au final très intéressante à la Cité de la Voile à Lorient sur l’avenir du multicoque, organisée par Eurolarge Innovation.
Le but de ce billet na pas la prétention de de faire un rapport exhaustif mais plutôt de donner les 2-3 tendances qui nous intéressent, à savoir sur la course au large.

Première constatation unanime : le monde du multicoque de course ne va pas si mal que ça !
Même si l’ORMA a laissé un immense vide les choses commencent à se restructurer ; et la dernière Coupe de l’America, même en ayant été assez incompréhensible pour le grand public et même si le spectacle juridico-financier a été déplorable, a eu l’avantage de rebooster l’image multicoque aux yeux du monde entier et en particulier des anglo-saxons.

4 tendances se dégagent aujourd’hui : Read More

[Conférence] Quel avenir pour le multicoque

Posté le 14 avr 2010 — par Brice
Categorie Divers

Demain l’équipe de Sensation Océan assiste à une conférence organisée par Eurolarge sur l’avenir du Multicoque.

Après les fabuleuses années ORMA, son déclin tout aussi spectaculaire, les années un peu creuses relancées par la Coupe de l’America et le projet MOD70, un plateau de qualité interviendra pour donner les futures clés du multicoque.

Nous ne manquerons pas de vous faire part des grandes tendances et des informations essentielles !

Bon vent !

PS : Conférence organisée par Eurolarge, structure d’accompagnement et d’animation de la filière technologique de la course au large

L’énorme performance de Groupama sur le Jules Verne

Posté le 22 mar 2010 — par Brice
Categorie Performances du large

Il est des performances et des résultats que l’on ne peut pas ignorer. Surtout lorsqu’il s’agit de battre le record du trophée Jules Verne en moins de 50 jours !

48 jours 07 heures 44 minutes exactement pour ce fabuleux record à bord du grand trimaran vert de Franck Cammas. En tant que passionnés de multi nous sommes à la fois émerveillés et très respectueux de cette performance. Qu’il est loin le rêve de Jules Verne !

Groupama et Franck Cammas ont surtout prouvé qu’avec du travail, de la persévérance et une bonne dose de talent tout était possible ; même avec un chemin semé d’embuches, de casse et autres soucis.
Il aura également prouvé que sur des parcours aussi exigeant on ne réussi pas du premier coup (ses prédécesseurs non plus d’ailleurs !) ; les premières tentatives auront servi de leçons, d’expériences et de fiabilisation.
Avec cette remarque pointe une petite note d’amertume et d’incompréhension vers son principal rival le grand trimaran bleu, Banque Populaire V. Pourquoi avoir refusé de partir tout l’hiver, même si les conditions n’étaient pas optimales ? Sur un premier essai on a toutes les excuses… alors partir même si ce n’est que pour emmagasiner de l’expérience, c’est essentiel. Plus le temps passe et moins le public sera tolérant et compréhensif sur un éventuel raté…

Bref la véritable dream team de Groupama (Fred Le Peutrec, Stève Ravussin, Lionel Lemonchois, Thomas Coville,  Loïc Le Mignon, Ronan Le Goff, Bruno Jeanjean, Jacques Caraës et Stan Honey, excusez du peu !!), sous la houlette d’un Franck Cammas à qui la course en équipage réussi vraiment bien (de bonne augure pour la Volvo !) aura démontré à tous que malgré un départ dans des conditions très moyennes, un enchainement météo dans le grand sud pas vraiment favorable, une route assez nord, une remontée de l’atlantique laborieuse au début le record était battable. Et qu’il est très certainement encore largement améliorable !

© Yvan Zedda et Groupama

Bravo à Franck et ses hommes,
Bravo aux équipes techniques de Groupama d’avoir réussi à fiabiliser et mettre au point ce magnifique trimaran,
Bravo au sponsor, Groupama, de s’engager sur du long terme et de ne pas jeter les armes aux premières galères,
et Bravo aux équipes de Welcome Onboard pour la com parfaite qui nous a permis de vivre pleinement l’exploit.

Et surtout vivement le ou les prochains !

Mayeul Riffet : interview… présentation !

Posté le 17 mar 2010 — par Brice
Categorie Interview

Bonjour Mayeul, tu peux te présenter en quelques mots ?

Je suis avant tout marin passionné et ce depuis le plus jeune âge… ; après, plus généralement, je suis un mordu de sport de glisse et d’extrême. Mais aussi compétiteur pointilleux, artisan toute main parfois fougueux et voir fantasque…

Tu n’es pas qu’un amoureux de la mer ; tu peux nous raconter ta « deuxième vie » ?

Effectivement, j’ai eu la chance de découvrir les joies du ski et de la montagne très jeune. J’ai tout de suite mordu dans ce sport et dans l’atmosphère qui l’accompagne. Pratiqué en pointillé jusqu’en 2002, j’en ai ensuite fait ma deuxième passion principale, ainsi que mon deuxième métier. Aujourd’hui mon point fixe à terre est en altitude, loin des grandes villes et des embouteillages… Je pratique l’alpinisme et le ski montagne dès que possible ; c’est d’ailleurs un sport similaire à la voile en de nombreux points qui permet de beaucoup progresser sur soi-même. En parallèle j’exerce le métier de pisteur secouriste dans lequel le coté « médical » me plait beaucoup.

Ton parcours est un peu atypique aujourd’hui car tu n’es pas passé par la filière dite standard (mini, Figaro…). Comment ton histoire avec le multicoque a-t-elle débutée ?

J’occupais le poste de voilier à la Rochelle au sein de l’entreprise Incidences, lorsque j’ai eu l’opportunité de naviguer sur le trimaran Banque Populaire, pour une sélection de jeunes équipiers… J’étais le premier à être testé, et finalement il n’y en a pas eu d’autre… J’y ai petit a petit gagné ma place et la confiance du skipper, Lalou Roucayrol. C’était super, je pouvais combiner mon métier de voilier et de marin.
Petit à petit j’ai fait mon nid dans cette série extraordinaire, pour finalement m’occuper de la réalisation des voiles l’ensemble des bateaux équipés par Incidences, j’ai beaucoup appris mais aussi beaucoup navigué.

Qu’est-ce qui te plaît autant dans le multicoque ?

C’est une autre dimension dans la voile. Une autre manière de naviguer beaucoup plus exigeante, beaucoup plus physique qui comble un coté légèrement maso chez moi… Les vitesses atteintes sont prodigieuses, et de ce fait l’attitude avec les éléments météorologique est fantastique, tu ne subis plus mais tu composes à ta guise, tu peux suivre une dépression pendant deux ou trois jours et choisir des options tactiques plus larges. Excepté le stress engendré par le côté extrême et très nerveux des machines, c’est vraiment un mode de navigation excitant à tous les points de vue. Read More

Bienvenue !

Posté le 01 mar 2010 — par Brice
Categorie Divers

Bienvenue sur le blog du sailing team de Sensation Océan et de Mayeul Riffet.

Nous allons essayer au travers de ce média de vous faire vivre nos aventures sportives ; toutes nos aventures, les bonnes comme les mauvaises, les choses drôles comme les moins marrantes, notre histoire passée comme nos projets futurs. Vous faire vivre de l’intérieur la mise en place (et l’aboutissement !) de notre projet.
Notre ambition est simple : créer autour de Sensation océan et de Mayeul Riffet, et avec l’amicale complicité d’Alain Gautier, un team de course multicoques avec comme premier objectif la participation à la Route du Rhum 2010 à bord d’un 60 pieds ORMA et comme second objectif s’engager dans le championnat MOD 70.

Le projet est aujourd’hui en place et nous sommes à la recherche de partenaires, d’entreprises désireuses de se lancer dans l’aventure en notre compagnie.

Vous allez découvrir au fur et à mesure du temps plein d’infos sur l’équipe et le projet. N’hésitez pas à réagir ! Nous acceptons tous les soutiens, comme toutes les critiques.

Brice et Mayeul